Le Petit Train d’Artouste à destination des pentes enneigées Pyrénéennes

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« Le petit train d’Artouste à destination des pentes enneigées Pyrénéennes, départ 8h29,voie1»

C’est comme cela qu’a débuté notre dernière journée de ski de la saison ce 30 mai 2019. Quand tu vis dans les Pyrénées et que tu as du mal à ranger les skis aux placards, tu as plusieurs solutions ! Soit tu vas faire un tour dans les Alpes, soit tu prends un billet d’avion pour le grand nord ou alors tu vas prendre le soleil sur la côte basque et tu te fais une raison…

En plus de toutes ces options, Jean Mi Gouadain, le maitre des lieux, nous avait proposé quelques jours auparavant une dernière sortie ski de printemps avant de passer en ‘’mode été’’. L’astuce était de prendre le Petit Train d’Artouste, ici en vallée d’Ossau pour atteindre les sommets des Pyrénées Atlantiques qui malgré une saison avec un faible enneigement et des températures élevées, étaient encore bien blancs.

Après quelques jours à guetter la météo et à s’organiser avec la régie du petit train pour partir le plus tôt possible (le 1er jour de l’ouverture), nous arrivons à Artouste à 8h30 et prenons-le premier train de service, direction le Lac d’Artouste à 2000m d’altitude.

Le petit train nous ayant évité une marche d’approche énorme, Jean Mi, Yvan, Jean Baptiste et moi partons à pied, skis sur le dos pour seulement quelques dizaines de mètres de dénivelés avant de pouvoir chausser les skis.

Nous partons skis aux pieds depuis le Lac Baboukou en direction du Pic d’Artouste et la brèche des geodesiens
On s’aperçoit rapidement qu’il reste beaucoup de neige en altitude au-dessus de 2100m d’altitude. On imagine bien qu’un hiver avec un enneigement important nous permettrait de skier encore bien plus longtemps…


Nos premiers virages se font sur une neige à peine décaillée (pentes nord-ouest), c’est crème de chez crème !

Le temps passe vite quand on s’amuse et avec les températures annoncées, la neige transforme rapidement mais nous ne sommes pas pressés. Nous faisons encore quelques virages devant le majestueux Palas et ses 2974m d’altitude.

Il est midi passé quand nous décidons de basculer vers Arrémoulit. Il fait très chaud, la neige est humide et il nous reste beaucoup marche et de ski pour rentrer. Pas d’inquiétudes, nous avons tout notre temps car la suite de l’itinéraire n’est pas exposé aux avalanches.

Cette journée est surtout le moyen de passer du temps en montagne, sans être pressé et de profiter du soleil, des copains, du paysage, de la neige même humide…

Durant la traversé pour arriver à Arrémoulit, Jean Mi me glisse à l’oreille :

‘’J’ai un défaut, je trouve ça toujours bon ! Pour moi ça reste de la glisse’’


Nous arrivons tranquillement au lac d’Arrémoulit, le paysage est grandiose et on en profite pour faire une longue pause au refuge qui venait d’ouvrir sous le regard étonné des randonneurs qui ne pensaient pas qu’il resté assez de neige pour skier.

Après une longue pause au refuge, nous repartons vers 18h. Les couleurs et les lumières commencent à changer, cela annonce une fin de journée calme et paisible.

Il ne nous reste plus que quelques virages avant la fin de cette magnifique journée, et surement les derniers virages de cette saison d’hiver 2018-2019.
La fatigue, la chaleur, la beauté de ces montagnes avec ce coucher de soleil rendent le moment assez incroyable. Nous avons tous le sourire, un peu nostalgique de l’hiver, un peu heureux de voir l’été arriver, et surtout content d’être là, maintenant.


A partir de 2100m environ, la neige disparait pour laisser place aux chemins de randonnées. On se remercie les uns les autres pour ces derniers virages partagés et attaquons la descente jusqu’au caillou de Socque où nous avons la voiture.

La descente se fait super bien, encore heureux de profiter des derniers rayons de soleil et de ces dernières minutes de cette superbe journée.
Les marmottes nous accompagnent le long du trajet retour ainsi que les odeurs de la foret.

Les printemps Pyrénéens sont pleins de surprises. Entre chutes de neiges tardives et grosses chaleurs, il y a de quoi s’occuper. Ces periodes de transitions sont l’occasion de sortir en montagne et d’en profiter un maximum car ce sont peut etre les meilleurs de l’année finalement…
Pendant longtemps les montagnes Pyrénéennes étaient fréquentées surtout l’hiver pour ses stations de ski. Aujourd’hui, la beauté des lieux et les activités d’été séduisent de plus en plus les vacanciers. J’èspere que demain, certains réussirons à voir le potentiel de ces montagnes au printemps et en profiterons. En tous cas nous, en le fera !

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